Le Sanatorium d’Angicourt

Le Sanatorium d’Angicourt

19 septembre 2018 0 Par Thomas Encarnação

Attention : la pratique de l’exploration urbaine se fait à vos risques et périls. Vous courez le risque de recevoir une plainte pour violation de propriété privée. Si l’exploration est tolérée sur certains lieux, le vandalisme et le squat sont formellement interdit.

Urbexplo Report : la vidéo

J’ai accumulé pendant ma visite au sanatorium d’Angicourt beaucoup de vidéos et d’images : en voici un résumé vidéo.

Pour plus de précisions sur le bâtiment et pour d’autres clichés, c’est plus bas !

Un peu d’histoire

Le sanatorium d’Angicourt est un ancien hôpital de traitement de la tuberculose situé dans le nord de Paris, dans la région Picardie. C’est aujourd’hui une friche abandonnée accessible assez facilement, d’une surface importante et contenant encore de nombreux documents et matériaux d’époques.

On ne connaît pas exactement la date d’ouverture de l’hôpital, mais on sait qu’elle intervient au début du 20ème siècle. Construit tout d’abord pour éviter les risques de contagion très élevés des malades de la tuberculose dans les hôpitaux traditionnels, le site est réquisitionné en 1914 lors du conflit armé avec l’Allemagne comme hôpital de guerre. C’est un désastre, comme de nombreux hôpitaux pendant le conflit, le personnel n’est pas formé pour cela, le médecin devient chirurgien du jour au lendemain et les tuberculeux évacués à d’autres endroits dans une panique totale.

Ce n’est qu’en 1920, 2 ans après la fin du conflit qu’il retrouve sa fonction d’origine. Épargné par la guerre (pas de conflits armés à Angicourt) mais complètement désorganisé, le sanatorium se verra ré-organisé afin de proposer des services de plus en plus efficaces.

Après la seconde guerre mondiale où peu d’archives circulent, le sanatorium entame un long déclin qui lui sera fatal. En 1965, le lieu est reconverti en hôpital gérontologique, où se succéderont des personnes en situation de hautes dépendances. C’est d’ailleurs de cette période que sont issus les débris que l’on y trouve, les dernières traces du sanatorium ayant disparu, laissant simplement les structures. Fin 1999, les derniers patients seront transféré vers Labruyère, et les bâtiments fermeront définitivement leurs portes le 1er janvier 2000.

Appartenant à la mairie, le site est toujours aujourd’hui totalement désaffecté et accessible sans peines.

 

Quelques photos du lieu

Parmi tous les clichés réalisés durant ma visite, j’en ai sélectionné une petite dizaine, qui vous donnent une idée de l’état actuel des lieux.

 

Le projet Urbexplo Report

Si l’Urbex est un sujet qui vous intéresse, je vous conseille de rejoindre les pages dédiées à cette pratique sur mes différents réseaux sociaux. Ainsi, vous trouverez :

La production de contenu pour l’Urbex est un processus assez long, complexe, et coûteux notamment pour les déplacements. Intégrer un milieu de connaisseur est difficile et les adresses gardés secrètes pour éviter le vandalisme et/ou le pillage. C’est pour cela que je ne m’imposerai aucun rythme de publication sur ce sujet, et ajouterai du contenu lorsque j’en aurai sous la main tout simplement.

Enfin, pour les personnes qui n’en ont jamais fait et à qui cela donne envie : respectez les quelques règles de bases :

  • Ne pas donner l’adresse du lieu à n’importe qui
  • Laisser le lieu dans le même état que vous l’avez trouvé
  • NE PARTEZ JAMAIS SEUL (certains passages sont dangereux, et il vaut mieux être au moins deux au cas où un problème surviendrait)
  • Ayez toujours de bonnes chaussures avec des semelles épaisses notamment contre les morceaux de verre, et pour éviter les accidents bêtes.
  • La pratique de l’urbex n’étant pas légal mais tolérer, vous prenez vous-mêmes vos responsabilités.